Alors que le stade du 28-Septembre de Conakry a récemment obtenu son homologation pour accueillir des rencontres internationales, Tanou Diallo, officier media de la CAF appelle à la vigilance.
Dans une publication sur sa page Facebook, ce mardi, il a rappelé que cette certification n’est pas définitive et que son maintien dépendra notamment de l’entretien régulier de l’infrastructure.
Pour le journaliste sportif, l’homologation d’un stade ne constitue pas une garantie permanente. Une enceinte qui répond aujourd’hui aux exigences de la Confédération africaine de football (CAF) peut perdre cette reconnaissance si elle ne bénéficie pas d’un entretien adéquat ou si ses installations se dégradent au fil du temps.
« Il n’existe pas d’homologation définitive. On parle simplement d’une homologation. Il faut savoir qu’un stade homologué peut perdre sa certification s’il n’est pas correctement entretenu », a-t-il souligné.
Les exemples du Gabon, du Cameroun et de la Guinée équatoriale
Pour illustrer son propos, Tanou Diallo s’est appuyé sur la situation de plusieurs infrastructures sportives africaines ayant accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), notamment en Guinée équatoriale, au Gabon et au Cameroun.
Selon lui, de nombreux stades ayant autrefois accueilli cette prestigieuse compétition ne figurent plus sur la liste des enceintes homologuées par la CAF pour la saison 2026-2027. Une situation qui, à ses yeux, démontre que la conformité d’un stade aux normes internationales nécessite un suivi constant.
« Rappelez-vous de toutes les enceintes qui ont abrité des matchs de la CAN sur le continent, notamment en Guinée équatoriale, au Gabon et au Cameroun, pour ne citer que ces trois pays. Nombreuses sont celles qui ne figurent plus sur la liste des stades homologués par la CAF pour la saison 2026-2027 », a-t-il fait remarquer.
Un appel à la responsabilité pour le stade du 28-Septembre
La mise en garde de Tanou Diallo concerne particulièrement le stade du 28-Septembre, dont la réouverture aux rencontres internationales représente une étape importante pour le football guinéen. Après plusieurs années durant lesquelles le Syli National a été contraint de recevoir ses adversaires à l’étranger, cette homologation offre à la Guinée la possibilité de retrouver son public à Conakry.
Toutefois, pour Tanou Diallo, le véritable défi commence après l’obtention de cette certification. Il estime que les autorités et les responsables chargés de la gestion de l’infrastructure doivent veiller à son entretien afin de préserver les installations et de répondre durablement aux exigences de la CAF.
« C’est pourquoi, si le stade du 28-Septembre reste sans entretien adéquat et qu’il se dégrade dans les mois ou les années à venir, il perdra automatiquement son homologation. Rien n’est définitif », a-t-il prévenu.
Cette sortie intervient alors que le stade du 28-Septembre s’apprête à accueillir de nouveau le Syli National devant son public, notamment à l’occasion de la rencontre face au Kenya, prévue le 1er octobre 2026, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027.
Au-delà de cette échéance, le maintien de l’homologation du stade constitue un enjeu majeur pour le football guinéen. L’entretien régulier, la maintenance des équipements et le respect des exigences techniques seront essentiels pour éviter un nouveau recours aux délocalisations.
Pour Tanou Diallo, l’obtention de l’homologation du stade du 28-Septembre ne doit donc pas être considérée comme une finalité, mais comme le début d’un engagement durable en faveur de la préservation de cette infrastructure sportive.
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