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CAN 2032 ou 2036 : la Guinée entre dans la phase d’évaluation de sa candidature

CAN 2032 ou 2036 : la Guinée entre dans la phase d’évaluation de sa candidature

Selon le ministère des Sports, cette mission porte notamment sur les infrastructures sportives, les capacités d’accueil et les ambitions de développement du football guinéen.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa démarche pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032 ou 2036. La mission d’évaluation de la Confédération africaine de football (CAF), accompagnée du cabinet PwC, a officiellement entamé ses travaux sur le territoire guinéen afin d’examiner les conditions de réalisation de ce projet.

Selon le ministère des Sports, cette mission porte notamment sur les infrastructures sportives, les capacités d’accueil et les ambitions de développement du football guinéen. Cette candidature s’inscrit également dans la dynamique du programme Simandou 2040, présenté comme un levier de transformation et de développement du pays.

Un stade de 60 000 places annoncé à Wonkifong

Parmi les projets évoqués par les autorités guinéennes figure la construction d’un stade de 60 000 places à Wonkifong, dans la préfecture de Coyah. Cette infrastructure, annoncée récemment par le ministre des Sports, devrait constituer un élément important dans les ambitions du pays en matière d’organisation de grandes compétitions internationales.

Toutefois, la construction d’un grand stade ne suffira pas, à elle seule, à garantir l’organisation d’une CAN. La Guinée devra également présenter un ensemble d’infrastructures répondant aux exigences de la CAF, aussi bien sur le plan sportif que logistique.

Des infrastructures à renforcer pour convaincre la CAF

Au-delà du futur stade de Wonkifong, plusieurs chantiers devront être pris en compte pour permettre à la Guinée d’accueillir une compétition de cette envergure.

Le pays devra notamment disposer de plusieurs stades homologués et adaptés aux exigences d’une CAN, avec des terrains d’entraînement répondant aux normes requises. La rénovation ou la construction de ces installations devra s’accompagner d’équipements modernes pour les joueurs, les officiels, les médias et les supporters.

La question des transports constituera également un enjeu majeur. L’amélioration des routes reliant les différents sites de compétition, la capacité des aéroports à accueillir les délégations et les supporters, ainsi que la disponibilité de moyens de déplacement fiables seront des éléments importants à prendre en considération.

À cela s’ajoutent les capacités hôtelières, les infrastructures sanitaires, la sécurité, les télécommunications et les dispositifs d’accueil du public. La qualité de l’organisation dépendra aussi de la coordination entre les autorités publiques, les collectivités locales et les acteurs du football.

L’ensemble de ces équipements nécessitera des investissements conséquents, une planification rigoureuse et un calendrier de réalisation précis afin de respecter les exigences de la CAF.

Après les échecs de 2023 et 2025, un nouveau défi pour la Guinée

Cette nouvelle candidature intervient après deux tentatives infructueuses de la Guinée pour accueillir la CAN, notamment pour les éditions 2023 et 2025.

L’édition 2023 avait finalement été attribuée à la Côte d’Ivoire, tandis que celle de 2025 a été confiée au Maroc. Ces deux revers ont mis en évidence l’importance de présenter un dossier solide, soutenu par des infrastructures adaptées et des garanties concrètes de réalisation.

Pour cette nouvelle ambition, la phase d’évaluation représente donc une étape importante. Elle permettra d’examiner les capacités du pays et les conditions nécessaires à la concrétisation de son projet, même si le démarrage des travaux d’évaluation ne signifie pas encore que la candidature a été retenue.

La Guinée peut-elle enfin accueillir la CAN ?

L’ambition est désormais clairement affichée : faire de la Guinée un pays capable d’accueillir l’une des plus grandes compétitions sportives du continent. Mais entre les annonces et la réalisation effective des projets, plusieurs défis restent à relever.

La construction du stade de Wonkifong, le développement des infrastructures complémentaires, la mobilisation des financements et le respect des délais seront déterminants pour la suite du processus.

Après avoir manqué les éditions 2023 et 2025, la Guinée entend se donner une nouvelle chance avec les éditions 2032 ou 2036. Reste à savoir si les engagements annoncés pourront se traduire en réalisations concrètes et si le dossier guinéen répondra aux exigences de la CAF.

La mission d’évaluation marque ainsi le début d’une étape décisive pour un projet qui nécessitera bien plus qu’un stade : un véritable programme national d’infrastructures sportives et d’accueil.


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