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Syli National : retour sur l’histoire de trois sélectionneurs qui ont marqué les Guinéens

Syli National : retour sur l’histoire de trois sélectionneurs qui ont marqué les Guinéens

Leurs passages rappellent que la fonction de sélectionneur de la Guinée ne se résume pas aux résultats sur le terrain

Luis Fernández, Paul Put et Charles Paquille : trois sélectionneurs, trois parcours différents et des souvenirs qui continuent de faire parler les supporters guinéens.

Entre résultats sportifs, départs controversés et révélations sur les coulisses de la sélection, ces trois techniciens ont chacun laissé une trace dans l’histoire récente du Syli National.

Lequel de ces trois sélectionneurs vous a le plus marqué ? Découvrez leur histoire et donnez-nous votre avis !

1. Luis Fernández : un passage de courte durée

Luis Fernández a été le sélectionneur de l’équipe nationale de Guinée, le Syli National, d’avril 2015 à mai 2016.

Il a officialisé son arrivée à la fin du mois d’avril 2015 en signant un contrat de deux ans. Son principal objectif était de qualifier la Guinée pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, prévue au Gabon.

Il était assisté par deux anciens internationaux, Amara Simba et Kaba Diawara.

À son arrivée, Luis Fernández avait posé comme condition de pouvoir conserver ses activités de consultant à la radio, notamment sur RMC, et à la télévision, sur beIN Sports. Il ne résidait donc pas en permanence en Guinée.

Le 24 mai 2016, il a annoncé son départ lors de son émission sur RMC. La séparation avec la Fédération guinéenne de football (Féguifoot) s’est faite d’un commun accord, après environ un an à la tête du Syli National.

Son bilan : 8 victoires, 6 matchs nuls et 4 défaites.

2. Paul Put : de la CAN 2019 aux polémiques

L’entraîneur belge Paul Put a dirigé le Syli National de mars 2018 à juillet 2019.

Nommé à la tête de la sélection guinéenne en mars 2018, il avait pour mission de bâtir une équipe compétitive et de réussir la campagne de la CAN 2019, organisée en Égypte.

Sous sa direction, la Guinée s’est qualifiée pour cette compétition et a atteint les huitièmes de finale, où elle a été éliminée par l’Algérie.

Cependant, l’aventure de Paul Put avec le Syli National a pris fin en juillet 2019. La Féguifoot, alors présidée par Antonio Souaré, a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec le technicien belge, dans un contexte marqué par un bilan sportif jugé insuffisant et un climat de méfiance.

Son départ a également été accompagné de soupçons de corruption et d’accusations de racket concernant les primes des joueurs, des faits qu’il a démentis. En août 2019, la Féguifoot a prononcé sa radiation « à vie » du football guinéen.

Le différend contractuel s’est ensuite poursuivi devant les instances sportives. Après avoir contesté les conditions de la rupture de son contrat, Paul Put a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) et la FIFA. La Guinée a finalement été sommée de lui verser environ 300 000 euros d’impayés.

Son bilan : 3 victoires, 4 matchs nuls et 5 défaites.

3. Charles Paquille : deux matchs et une polémique

Ancien adjoint de Kaba Diawara, Charles Paquille a pris les commandes du Syli National en 2024, après le départ de ce dernier.

Le technicien franco-guinéen a connu un intérim bref, mais particulièrement mouvementé. Il a dirigé deux rencontres des éliminatoires de la CAN 2025, qui se sont toutes deux soldées par des défaites.

La Guinée s’est d’abord inclinée face à la République démocratique du Congo (1-0), avant de perdre contre la Tanzanie (1-2).

Ces deux revers ont précipité le retour de Michel Dussuyer, un technicien qui connaissait déjà bien le football guinéen, pour reprendre les rênes de la sélection.

Après son départ, Charles Paquille a choisi de s’exprimer publiquement sur son passage à la tête du Syli National. Dans une interview accordée à CIS Médias, il a évoqué plusieurs incidents survenus en coulisses, notamment autour de pratiques traditionnelles qui auraient provoqué des tensions au sein du groupe.

L’affaire des « chaussettes trempées »

Selon le récit de Charles Paquille, un premier incident se serait produit avant le match contre la RD Congo, à Kinshasa. L’équipe serait arrivée au stade sans chaussettes, obligeant les intendants à en récupérer en urgence à l’aide d’un taxi-moto.

Mais c’est avant la rencontre contre la Tanzanie, à Yamoussoukro, qu’un autre épisode aurait provoqué une vive polémique.

Le technicien raconte avoir vu des joueurs murmurer entre eux, au point qu’Ibrahima Sory Conté aurait dû intervenir pour calmer certains membres du groupe.

Charles Paquille explique alors avoir appris que des chaussettes auraient été trempées dans des produits traditionnels, une situation qui aurait suscité des interrogations et des tensions dans le vestiaire.

Ces déclarations ont alimenté les discussions autour de l’environnement de la sélection guinéenne. Il s’agit toutefois de faits rapportés par l’ancien sélectionneur, qui n’établissent pas à eux seuls la réalité de toutes les circonstances évoquées.

Son bilan : 2 matchs, 2 défaites.

Trois sélectionneurs, trois histoires différentes

Luis Fernández, Paul Put et Charles Paquille ont connu des expériences différentes à la tête du Syli National. Le premier a quitté ses fonctions après environ un an, le deuxième a conduit la Guinée jusqu’aux huitièmes de finale de la CAN 2019 avant un départ controversé, tandis que le troisième n’a dirigé que deux rencontres, toutes deux perdues.

Leurs passages rappellent que la fonction de sélectionneur de la Guinée ne se résume pas aux résultats sur le terrain : elle s’inscrit aussi dans un environnement où les attentes des supporters, les décisions fédérales et les événements en coulisses occupent une place importante.

Et vous, lequel de ces trois sélectionneurs vous a le plus marqué ? Pourquoi ? Dites-le-nous en commentaire !


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